Nous vous proposons ci-dessous un Guide des Enchères
pour répondre à toutes vos questions sur le déroulement des ventes.
CHARGEMENT EN COURS...
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Elles sont les plus connues. Elles se déroulent au sein
des tribunaux de Grande Instance, qui sont des tribunaux
civils. Il existe près de 180 Tribunaux de Grande Instance
en France. Chaque tribunal organise à date fixe (chaque
semaine en général) une vente aux enchères immobilières.
Tout le monde peut y assister, mais il est indispensable
de passer par l'intermédiaire d'un avocat pour avoir
le droit d'acquérir un bien.
La vente judiciaire est en général provoquée par une
banque qui a financé l'achat d'un bien en inscrivant
une hypothèque (une garantie sur le bien). Le débiteur
ne parvenant pas à honorer les échéances du crédit,
la banque saisit le bien et ordonne sa mise en vente.
A côté de la vente sur saisie, il existe la vente sur
licitation. Cette vente intervient souvent à l'occasion
de successions. Des héritiers décident de vendre un
bien aux enchères pour en tirer le meilleur prix. Ces
ventes sont souvent assorties d'un prix de Réserve.
Les héritiers se réservent le Droit de retirer un bien
de la vente s'ils estiment l'enchère pas assez élevée.
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Les Notaires sont des officiers ministériels chargés
de veiller à la sécurité du commerce juridique des biens
immobiliers notamment. De nombreux biens sont confiés
par les propriétaires (souvent des héritiers) aux Notaires
pour être vendus. Les Notaires ont alors la possibilité
d'organiser des ventes aux enchères notariales. Ces
ventes se déroulent au sein de la Chambre Notariale.
Il y en a une par préfecture.
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« Les Domaines » désigne l'administration qui gère le
patrimoine des administrations. Les domaines vendent
de tout (mobilier, matériel de travaux, véhicule...)
dont des biens immobiliers.
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Les ventes judiciaires sont annoncées par voie d'affichage directement
sur le bien et au Palais de Justice où aura lieu la vente. Chaque
Palais de Justice dispose d'un tableau où se trouvent rassemblées
les affiches annonçant les ventes à venir. L'affichage débute
jusqu'à 40 jours avant la vente.
L'avocat qui poursuit la vente est également tenu par la loi de
passer des « avis de vente » que l'on nomme « annonces légales »,
dans des journaux d'annonces légales (JAL). L'actualité des ventes
de chaque Tribunal est couverte par un ou deux JAL. La presse
quotidienne régionale (Ouest-France, Sud-Ouest, Nice-Matin etc...)
est également habilitée à passer des « annonces légales », mais
il n'existe pas de journal national faisant état des ventes judiciaires
dans l'ensemble du territoire ; seul internet vous permet d'accéder
à l'intégralité de l'information par le biais de sites comme le
nôtre.
Chaque insertion indique l'adresse du bien à vendre, une description
rapide, le montant de la mise à prix, les conditions de la visite
(visite organisée ou sur rendez-vous) ainsi que les coordonnées
de l'Avocat en charge de la vente. Il ne s'agit que d'un résumé
contenant les informations de base. Il demeure évidemment recommandé
de visiter un bien et de prendre connaissance du cahier des charges
de la vente avant de se lancer dans une opération. Le plus souvent,
l'avocat détient le cahier des charges complet se rapportant à
la vente (cadastre, urbanisme, charges, frais, servitudes, etc...).
Ce cahier des charges est à la disposition du public au Cabinet
de l'Avocat, sinon, il est accessible au Greffe... Réfléchissez
à l'avance aux informations qui vous intéressent car ils font
fréquemment 20 cm d'épaisseur...
Pour ce qui est des ventes notariales, celles-ci sont affichées
à la Chambre notariale et les Notaires ont également recours au
JAL pour annoncer les ventes, mais ce n'est pas une obligation.
Les ventes notariales sont des ventes volontaires et non des ventes
judiciaires organisées sous la contrainte. Les ventes des Domaines
sont publiées par les domaines sur leur site internet.
L'annonce vous indique l'adresse d'un bien. Si vous ne connaissez
pas le secteur, allez faire un repérage. Si le bien peut vous
intéresser consultez de très près le cahier des charges ! Ce document
est important, vous y trouverez les caractéristiques du bien mais
aussi les servitudes et contraintes qui s'y rattachent. Il comporte
également la mise à prix de départ, le montant du chèque de consignation
pour participer aux enchères, les charges et conditions de la
vente. Effectuez ensuite des visites qui sont organisées en accès
libre ; elles sont annoncées dans les publicités. Faîtes vous
accompagner de préférence par des experts ! Il n'est pas nécessaire
de s'inscrire ou de prendre rendez-vous dans ce cas-là.
Les ventes obéissent à un rituel séculaire : la vente à la bougie.
Le Président de séance (le Greffier en général) allume une petite
mèche qui matérialise le début des enchères. Dès qu'elle s'éteint
au bout d'une minute, il en allume une seconde et ainsi de suite
tant qu'il y a des enchères. Lorsque deux bougies consécutives
s'éteignent sans être interrompues par une nouvelle enchère, le
bien est adjugé au dernier enchérisseur.
Pour les ventes judiciaires, il n'est possible d'enchérir que
par l'intermédiaire d'un avocat « local », inscrit au barreau
de la Cour d’Appel. Vous pouvez même demander à l’avocat qui poursuit
la vente pour le compte du créancier de devenir votre avocat.
Vous donnerez à cet avocat un pouvoir dans lequel vous fixerez
le montant maximal de l'enchère que vous souhaitez ne pas dépasser.
Comme pour une vente notariale, il vous demandera de déposer un
chèque certifié d'un pourcentage du montant annoncé de la mise
à prix (5 à 20%).
Pour un bien mis aux enchères pour 10 000 Euros, cela représente
un chèque de 500 à 2000 Euros. Si vous n’achetez pas le bien,
le chèque vous est restitué.
Les ventes aux enchères notariales et des Domaines sont des ventes
publiques. Il n'est pas nécessaire de passer par un avocat. Elles
sont donc accessibles à tous et font l'objet d'une publicité qui
indique la date, le lieu de la vente ainsi que le lieu où peut
être consulté le cahier des charges. Cette publicité est effectuée
dans la presse et chez les notaires. Pour participer aux enchères
des notaires et des Domaines, il vous faudra déposer en consignation
à la Chambre des Notaires ou aux Domaines un chèque de banque
ou chèque certifié dont le montant est fixé par le Notaire. En
général, il s'agit d'un pourcentage du montant annoncé de la mise
à prix (5 à 20%). Ce chèque est évidemment restitué à la sortie
à tous les participants sauf celui qui deviendra acquéreur. Celui
qui a déposé un chèque peut porter lui-même librement les enchères
qu'il désire.
Celui qui a porté ou fait porter l'enchère la plus élevée est
déclaré adjudicataire à l'issue de la vente. Toutefois la vente
n'est définitive qu'après un délai de 10 jours réservé aux surenchères.
Pendant le délai de surenchère, qui court à partir de la date
de la vente, la loi autorise toute personne à surenchérir en proposant
10% de plus que le montant de l'adjudication. Par exemple, une
maison est vendue 100 000 Euros, une personne pourra pendant dix
jours proposer de payer 100 000 + 10 000 : 110 000 Euros. Le bien
est remis à la vente à ce nouveau prix (110 000 Euros). Si personne
ne porte de nouvelle enchère, le surenchérisseur devient adjudicataire
définitif du bien. Il n'y a pas de délai de 10 jours après cette
nouvelle adjudication.
Si l'adjudicataire s'avère incapable de payer le montant de l'adjudication
et des frais, le bien est remis en vente pour sa mise à prix initiale.
L'adjudicataire défaillant est alors tenu de régler la différence
éventuelle entre le prix auquel il a été déclaré adjudicataire
et le prix de revente sur folle enchère. Le chèque de consignation
qu'il aura préalablement déposé est débité à cet effet le cas
échéant. Par exemple, imaginons maison dont la mise à prix est
de 50 000 Euros. Vous déposez une consignation de 20% de cette
somme soit 10 000 Euros. Vous enchérissez et êtes déclaré adjudicataire
pour 125 000 Euros. Mais, vous n'êtes finalement pas en mesure
de payer le bien. Le bien revient à la vente toujours pour 50
000 Euros. S'il est vendu 120 000 Euros, c'est-à-dire 5 000 Euros
de moins que ce que vous avez proposé, l'avocat prélèvera 5 000
Euros, sur les 10 000 Euros que vous avez consigné et ne vous
restuitura que 5 000 Euros.
Dans le cas d'une vente au Tribunal, le montant de l'adjudication
doit être réglé dans les trois mois (90 jours) qui suivent la
vente. En cas de paiement dans les 45 jours, il n'est pas dû d'intérêts.
Par contre, passé ce délai, l'adjudicataire doit payer des intérêts
au taux légal en vigueur. Si son paiement n'intervient pas dans
les trois mois, ce taux est majoré de cinq points. Et, à défaut
de consignation dans les trois mois qui suivent, le bien peut
alors être remis en vente sur folle enchère, au détriment de l'adjudicataire
défaillant, dans les conditions exposées précédemment. Dans le
cas d'une vente à la Chambre des Notaires, le délai autorisé pour
solder l'acquisition est plus court puisqu'il n'est que de 45
jours. Quant aux intérêts légaux, ils commencent à courir dès
le onzième jour suivant la vente. Ces conditions sont généralement
rappelées, voire aménagées dans le cahier des charges .
Dans le cas d'une vente judiciaire au Tribunal, l'Avocat est seul
chargé de procéder à toutes les formalités de publication du titre
de propriété au Bureau des Hypothèques. L'entrée en jouissance
officielle du bien peut alors intervenir dans les quinze jours
qui suivent l'adjudication. Il n'y a pas lieu d'établir un acte
notarié. Dans le cas d'une vente à la Chambre des Notaires, le
processus de transfert de propriété est analogue à celui des transactions
de gré à gré.
Dans le cas d'une vente judiciaire au Tribunal, l'adjudicataire
n'a pas à supporter de frais de Notaire ni de droits de mutation.
Il doit par contre supporter les frais préalables de vente (frais
d'huissier et de publicité) qui peuvent varier selon le lieu et
l'importance du bien. Ils sont généralement compris entre 1.500
et 4.500 Euros, ce montant étant vérifié par le Magistrat et annoncé
avant la vente. A ces frais s'ajoutent des frais et droits de
recouvrement qui sont fonction du montant de l'adjudication. Dans
le cas d'une vente à la Chambre des Notaires, la contribution
aux frais de publicité et d'organisation des enchères à la charge
de l'acquéreur est en général de 1% hors taxes du prix de vente,
à laquelle s'ajoutent les émolûments et les débours du Notaire,
ainsi que les droits de mutation. Au total les frais à la charge
de l'adjudicataire représentent dans les deux cas entre 10 et
15 % du montant de l'adjudication.